L’acceptabilité sociale ne se gagne pas avec la menace

Lettre au premier Ministre du Québec et à la ministre de l’Environnement:

L'acceptabilité sociale ne se gagne pas avec la menace d’une poursuite de 96 millions 

  

Grenville-sur-la-Rouge - 12 novembre 2018

  

Le 12 novembre dernier,  à la radio de Radio-Canada, nous avons entendu Mme Chassé, ministre de l’Environnement, répéter que, pour développer un projet, cela prenait l’acceptabilité sociale. Avec le soutien du gouvernement Legault à la grande marche pour l’environnement samedi dernier, cela nous convainc de nourrir l’espoir qui refuse de s’éteindre en nous.


  Les citoyens de Grenville-sur-la-Rouge ont reçu un coup de massue le 9 novembre dernier au Palais de justice de Saint-Jérôme, quand la cour a refusé de déclarer abusive la poursuite de 96 millions  intentée par la minière Canada Carbon contre notre municipalité. Cela représente 16 fois le budget annuel de notre municipalité.


Cette compagnie minière de Vancouver, qui dans les faits menace toujours notre petite municipalité de 2800 âmes, a utilisé un moyen légal, mais totalement immoral, pour échapper à l’emprise de la loi, tout en gardant en place son épée de Damoclès en suspendant temporairement sa poursuite. 


 Serons-nous poursuivis oui ou non? On ne le sait pas. Le poids de cet inconnu est très lourd.

  

Puis dans sa requête finale, la compagnie minière a également pris bien soin de biffer les noms de tous les individus, membres du conseil municipal, qu’elle avait pourtant mis en demeure en mars 2018, avec la municipalité, pour la somme alléguée de 96 millions en dommages. 

  

Ce stratagème fut suffisant pour amener le tribunal à juger qu’il était prématuré, à ce stade, de conclure à une poursuite abusive. Cela devra être déterminé ultérieurement.

  

Résumons-nous: en l’état actuel des choses, ce qui a l’air d’une poursuite-bâillon, marche comme une poursuite-bâillon et aboie comme une poursuite-bâillon, n’est pas une poursuite-bâillon. Dura lex sed lex (La loi est dure mais c’est la loi).

  

Le constat est simple à faire: nos lois ont des trous béants. Ces trous doivent absolument être comblés pour protéger la liberté des citoyens et des élus de s’exprimer librement sur des projets miniers qui affectent leur milieu sans craindre des poursuites de dizaines de millions de dollars.

  

Fait étonnant, le tribunal n’avait pas à se pencher sur la validité et la véracité des montants mis en cause par la minière : d’où tient-elle ces 96 millions de dollars que par nos taxes et autres impôts, nous lui devrions? 


 Si ces montants sont disproportionnés et irréalistes de l’avis de plusieurs experts, la menace de devoir les débourser un jour est, elle, bien réelle et pèse très lourd dans la perception des citoyens. 


Plusieurs se taisent, n’osent plus parler, de peur d’être eux aussi poursuivis par une compagnie minière qui a, de toute évidence, la mèche courte. 


 Et pour comble d’insulte, la compagnie affirme quand même vouloir préserver son droit de « réactiver » la poursuite de 96 millions.  Aujourd’hui victorieuse, elle dit : Je tiens le pistolet bien braqué sur votre tempe, mais soyez rassuré, le cran d'arrêt est mis. 

  

Inutile de dire que les citoyens, de même que ces hommes et ces femmes, pères et mères de famille, travailleurs et entrepreneurs, que nous avons portés au pouvoir à la tête de notre municipalité en 2017 pour défendre nos intérêts, ont vécu difficilement les huit derniers mois. Personne n’est rassuré pour la suite,  bien au contraire. 


Cette poursuite que nous subissons concerne l’ensemble des citoyens et des municipalités du Québec. Si on permet aujourd’hui à Canada Carbon de nous marcher sur le corps, les autres municipalités n’ont qu’à bien se tenir face à d’autres minières qui tenteront, elles-aussi, de forcer l’acceptabilité sociale à coup de millions. 


 M. Legault, Mme Chassé, nous savons votre gouvernement proche des gens. Nous faisons appel à vous aujourd’hui pour nous aider à résoudre l’impasse. 

  

Nous avons déjà un programme pour vous : renforcer la loi contre les poursuites-bâillons afin de protéger également les municipalités de ce genre d’abus (la loi actuelle ne protègerait que les individus). Il faut aussi revoir l'archaïque Loi sur les mines et la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme du Québec, lesquelles donnent encore beaucoup trop de privilèges aux minières chaque fois qu’elles ont des problèmes d’acceptabilité sociale. Ces reliques de l’ère coloniale doivent disparaître.


 Mais surtout à court terme, nous vous demandons de constater avec nous sur le terrain qu’il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour le projet minier de Canada Carbon à Grenville-sur-la-Rouge.


  

* Normand Éthier et Jacqueline Richer, porte-paroles du groupe citoyen SOS Grenville-sur-la-Rouge, une municipalité de coeur et de nature (slogan de la municipalité).


Une copie de cette lettre a également été transmise à la député d'Argenteuil, madame Agnès Grondin.


La lettre a été publiée dans le journal La Presse Plus, le 14 novembre 2018

Rassemblement de solidarité : Vendredi 9 novembre 2018

Citoyens et organismes dénoncent la poursuite de 96 millions contre Grenville-sur-la-Rouge

 Montréal, jeudi 8 novembre 2018. Le public et les représentants des médias sont invités à un rassemblement de solidarité citoyen demain, vendredi 9 novembre, à 9h30am, en face du Palais de justice de St-Jérôme, afin de dénoncer la poursuite de 96 millions de la minière Canada Carbon contre la petite municipalité de Grenville-sur-la-Rouge (GSLR).  

Rassemblement de solidarité envers la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge et contre la poursuite

Pour l’occasion, Marie-Ève Maillé, citoyenne et co-auteure du livre "Acceptabilité sociale: sans oui, c'est non", personne-ressource en appui à la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge, de même des représentants de groupes citoyens et d’organismes de la société civile du Québec seront présents pour émettre des déclarations de solidarité. 

Vendredi 9 novembre - 9h30am - Palais de justice de St-Jérôme (25, rue de la Martigny ouest)

Groupe citoyen SOS-Grenville-sur-la-Rouge (SOS GSLR)

Coalition pour que le Québec ait meilleure mine!

Eau Secours

MiningWatch Canada

 Et bien d’autres…

Venez en grand nombre!!

Le rassemblement de solidarité aura lieu alors que la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge sera pour la première fois devant la Cour supérieure du Québec pour demander de rejeter 

et déclarer « abusive » la poursuite de 96 millions de la minière Canada Carbon.

Position des candidats aux élections dans Argenteuil

UNE MINE À CIEL OUVERT À GRENVILLE-SUR-LA-ROUGE ?? - 23 septembre 2018

An open mine project ??  POSITION OF THE LOCAL ELECTORAL CANDIDATES


Dans le cadre de la présente campagne électorale, le regroupement citoyen de Grenville-sur-la-Rouge, SOS GSLR, opposé au projet de carrière et de mine de graphite à ciel ouvert dans leur municipalité, a décidé de participer au débat. 

À l’invitation de SOS GSLR, les candidats sont venus rencontrer des représentants du regroupement afin de discuter et de faire connaître leur position concernant le projet de mine. Voir le document ci-dessous. See the English (pdf) hereafter.


Rappelons que SOS GSLR est né de l’opposition d’une majorité de citoyens opposés au projet de mine à ciel ouvert et d’une carrière dans leur municipalité et qu’ils ont élu, avec une grande majorité, un conseil municipal ouvertement opposé à ce projet. 


Voir aussi le débat Élections provinciales Argenteuil 2018 sur Internet.

http://www.tvcargenteuil.com/  La première question porte sur la mine à Grenville-sur-la-Rouge, puis il y a deux autres périodes où les candidats s’expriment au sujet du projet de mine, à 1h32 et à 1h49 de la présentation d’une durée de 2h30.

Aux citoyens de Grenville-sur-la-Rouge - juillet 2018

ENGAGEONS LA DISCUSSION AVEC CANADA CARBON ?? 


Voir notre texte ci-dessous.


LET US BEGIN A DISCUSSION WITH CANADA CARBON ??


See our text hereafter.

Risques importants du projet de Canada Carbon - mai 2018

  

Le texte intitulé ''Les faits à propos du projet Miller'' et distribué à la population de Grenville-sur-la-Rouge récemment par Canada Carbon brosse un beau tableau de la situation...trop beau. Voici trois aspects sur lesquels ce texte ne dit pas tout: l'eau, le bruit et les dimensions du projet. Voir notre texte ci-dessous.


SIGNIFICANT RISKS OF THE CANADA CARBON MINING PROJECT


The text entitled ''The facts about the Miller Project'' that was distributed to the citizens of Grenville-sur-la-Rouge recently by Canada Carbon, paints a beautiful picture of the situation...perhaps too beautiful. Here are three aspects of which the text does not explain everything: water, the noise and the size of the project. See our text included hereafter.

Des questions au sujet d’une petite mine - 28 mars 2018

  

Le 13 décembre 2016, les citoyens de Grenville-sur-la-Rouge ont appris, lors d’une séance du conseil municipal, qu’une compagnie (Canada Carbon inc.) voulait soustraire une superficie des terres agricoles pour pouvoir y développer un projet minier. Depuis cette date, il y a 15 mois, la compagnie minière a fait un évènement de portes ouvertes de deux jours en février 2017. En octobre 2017, la compagnie a été invitée par un groupe de citoyens à faire une courte présentation lors d’un panel d’information générale suivie d’une période de questions; par la suite, la compagnie a annulé les deux journées de portes ouvertes prévues en février 2018. 

Il y a beaucoup de questions à éclaircir sur plusieurs sujets, dont le sujet suivant :


 "Rolling resource approach" ou approche de ressource continue ? 


 Canada Carbon inc. affiche sur son site internet le document de présentation "Canada’s first purity and nuclear project"[1], un document PDF de 29 pages sur le projet MILLER, on y lit ce qui suit à la page 2 : 

  

<<•Company will use rolling resource approach to manage deposit

•Will continue to explore while in the resources definition and production stages

•Miller Project represents only 0.22 km² of the total 100 km² claims package

•Significant number of anomalies and historic graphite showings still to be explored>> 


 La traduction libre de cette information est la suivante :

  

Ø La compagnie utilisera une approche de disponibilité de la ressource pour gérer le dépôt (graphite)

Ø Continuera à explorer pendant les phases de délimitation et de production de la ressource 

Ø Le projet Miller ne représente que 0,22 km² de l’ensemble des 100 km² des claims détenus

Ø Un nombre significatif d’anomalies et de présence historique de graphite sont encore à explorer. 

  

L’approche de disponibilité de la ressource est soulignée à plus d’une occasion dans ce document de présentation, 

voir aussi à la page 11 intitulée " Why start small?".[2] Pourquoi commencer petit?


Une source bien informée décrit cette approche avec un exemple : une compagnie X commence les travaux dans une fosse pour une quantité estimée de ressource (ex. graphite), pendant ces travaux, la compagnie continue d’explorer et trouve, 300 mètres plus loin de la fosse, d’autre graphite qui ne fait pas partie de la demande originale, ceci veut donc dire que cette nouvelle quantité de ressource, ajoutée à la quantité originale de la première fosse, devient de la nouvelle ressource disponible ("rolling resource"). 

Cependant comme ce nouvel emplacement ne fait pas partie de la superficie initiale des fosses visées par le projet, il faut donc faire une demande d’agrandissement du projet, ce qui nécessite du temps.

 Ainsi, pendant que les travaux ont lieu dans les fosses à ciel ouvert initiales, on procède à la demande d’agrandissement du projet. Ceci ne retarde en rien les travaux déjà en cours et  permet surtout de continuer en ajoutant toujours à la demande initiale et ainsi pouvoir continuer l’exploitation dans le temps. 

C’est une façon de procéder qui permet de faire une demande pour un projet plus petit et de pouvoir ainsi commencer plus rapidement l’exploitation. Une demande faite pour un projet plus gros demanderait initialement plus de temps, coûterait beaucoup plus cher au départ alors qu’aucun revenu n’est encore généré et nécessiterait d’identifier une plus grande estimation de quantité, pourrait obliger à une évaluation par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), amènerait davantage de questionnement, etc. 


 En faisant des recherches sur le site internet de la compagnie, on trouve plusieurs communiqués dont celui de mai 2016[3] et de juillet 2016[4] annonçant que dans la partie ouest de la superficie des claims détenue par la compagnie, environ à 10 km à l’ouest du projet Miller, des recherches ont identifié d’autres endroits ayant de fortes probabilités de contenir du graphite dans du marbre, tout comme le projet MILLER, la phase 1. Cette partie ouest avoisine le chemin Avoca. 


Pour le moment, selon la demande à la CPTAQ, en décembre 2016, la superficie à soustraire du zonage agricole est de 66,56 hectares (0,56 km²). 

 Selon le plan de restauration affiché sur le site internet [5]

· la superficie des trois fosses incluant la carrière de marbre est de 0,12 km²

· la superficie du projet de bail minier est 0,51 km²

  

Considérant la superficie de 0,12 km² indiquée à la population[6], utilisée pour le plan de restauration et les coûts de restauration affichés sur leur site internet[7], et selon toute vraisemblance qui sera utilisée auprès des différents ministères dans le but d’obtenir des certificats d’autorisation pour une carrière et un bail minier, quelles sont les réponses au sujet des questions suivantes :


Est-ce que ce projet serait aussi intéressant pour la compagnie et ses investisseurs 

si les fosses de ce projet de mine devaient se limiter à la superficie initiale (0,12km²) pour l'ensemble des claims? 


Si ce projet recevait ultérieurement l’autorisation de ces mêmes ministères pour augmenter sa superficie d’exploitation (fosses), 

comment le saurons-nous? 


 Comment pourrons-nous freiner cette progression comme citoyens, comme municipalité? 


Ce ne sont que quelques-unes des nombreuses questions que nous nous posons comme citoyens concernés de la municipalité. 


    

[6] https://www.canadacarbon.com/docs/Resolution_FR.pdf, 12 mars 2018


[7] https://www.canadacarbon.com/docs/CCB-Fermeture-Plan-de-fermeture-Canada-Carbone_PRELIMINAIRE.pdf, p.84 de 173 pages PDF
   

[5] https://www.canadacarbon.com/docs/CCB-Fermeture-Plan-de-fermeture-Canada-Carbone_PRELIMINAIRE.pdf, p.93 de 173 pages PDF
   

[3] https://www.canadacarbon.com/newsdetail?&newsfile=ccb_20160517.htm


[4] https://www.canadacarbon.com/newsdetail?&newsfile=ccb_20160721.htm

    

[2] https://www.canadacarbon.com/docs/Canada_Carbon_Presentation.pdf, p. 11, Why start Small?
   

[1] https://www.canadacarbon.com/docs/Canada_Carbon_Presentation.pdf

Appui au maire et à ses conseillers - 20 mars 2018

 Une compagnie minière qui déclare vouloir ''rétablir le dialogue avec la population'' et qui menace d'asséner une poursuite de 96 millions $ à ses élus parce que les choses ne se déroulent pas comme prévu, cela ressemble fort à de l'intimidation comme l'ont fait remarquer plusieurs intervenants dont notre député provincial M. Yves St-Denis. On voudrait faire peur à la population et la désolidariser de son conseil municipal qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

  

Nous, citoyens concernés de SOS GSLR, appuyons notre maire Tom Arnold et l'équipe de conseillers de Grenville-sur-la-Rouge démocratiquement élus, en novembre 2017, dans leurs efforts pour promouvoir et défendre les intérêts de leurs concitoyens à un moment de notre histoire où il est important et légitime de se demander qui dirige le développement régional au Québec: les intérêts privés comme à l'époque coloniale ou la population par l'entremise de ses élus?


  Support for the Mayor and its councillors

  

A mining company that says it wants to "restore dialogue with the people" all the while threatening to bring a $ 96 million dollar lawsuit to its elected officials because things are not going as planned, appears to be strong intimidation, as noted by several speakers, including our MPP, Mr. Yves St-Denis. Would this company want to frighten the population and dissociate it from the municipal council, it would not proceed differently.


We, the concerned citizens of SOS GSLR, support our mayor Tom Arnold and our team of councillors from Grenville-sur-la-Rouge, who were democratically elected in November 2017, in their efforts to promote and defend the interests of their fellow citizens. This is a time in our history where it is important and legitimate to ask who is leading regional development in Quebec: private interests as it was in the colonial era or the people through our elected representatives?



Poursuite record contre la municipalité -5 mars 2018

Une poursuite record contre la municipalité de Grenville-sur-la-Rouge par Canada Carbon inc. - 96 millions $


Voir le communiqué de la municipalité ci-dessous.

  

Record lawsuit against the municipality of Grenville-sur-la-Rouge by  Canada Carbon inc. - 96 Millions $


See attachment below


  

Annulation par Canada Carbon inc. -1er février 2018

 Aujourd’hui, 1er février, nous apprenons en fin de journée qu’il n’y aura pas de portes ouvertes les 2 et 3 février 2018 par Canada Carbon inc. 

  

Cancellation of Canada Carbon Inc.’s Feb. 2 and 3, 2018 open house


  Today, February 1st, we were informed at the end of the day that there will not be any open house tomorrow and after tomorrow.

Communiqué - Dossier CPTAQ - 29 janvier 2018

En date du 25 janvier 2018, la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) a fermé  l'analyse du dossier de Canada Carbon, puisque le projet Miller de Canada Carbon est jugé non-conforme au règlement de la Municipalité de Grenville-sur-la-Rouge.


La compagnie Canada Carbon souhaitait exploiter une industrie lourde, incluant une carrière de marbre et une mine à ciel ouvert connues comme le projet Miller, notamment dans une aire d'affectation agricole et de confinement de cerf de Virginie et où une telle activité est strictement prohibée en vertu du règlement de zonage et du plan d'urbanisme de la Municipalité.


Le conseil de la municipalité continuera de collaborer étroitement avec MiningWatch Canada et les autres instances locales et gouvernementales afin de bien traiter la suite du dossier et de protéger les intérêts des citoyens et de la Municipalité. 


On January 25 2018,  the Commission for the Protection of Agricultural Land (CPTAQ) closed the analysis of Canada Carbon's Miller file, since Canada Carbon's project is deemed not to comply with the Municipality of Grenville-sur-la-Rouge bylaws.


Canada Carbon wanted to operate a heavy industry, including a marble quarry and an open pit mine commonly known as the Miller Project, within an agricultural and deer confinement area, where such activity is strictly prohibited under te municipal zoning and planning bylaws.


The Municipal Council, will continue to work closely with MiningWatch Canada and other local and governmental bodies in the interests of both the citizens and the Municipality.

Communiqué 29 janvier 2018 - CPTAQ (pdf)

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Résolution du conseil municipal - 23 janvier 2018

Résolution du conseil municipal de Grenville-sur-la-Rouge


Lors de sa réunion du 23 janvier, le conseil municipal a adopté à l'unanimité une résolution confirmant le positionnement de la municipalité contre le projet de mine de graphite à ciel ouvert de Canada Carbon inc.


At its meeting of January 23rd, the municipal council has adopted unanimously a resolution confirming the positioning of the municipality against Canada Carbon inc. graphite open pit mine project.

Resolution 2018-01-012 (pdf)

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Déclaration au Conseil de la MRC - 17 janvier 2018

Déclaration de SOS GSLR faite lors de la réunion du Conseil de la MRC d'Argenteuil du 17 janvier 2018


En ce qui concerne SOS GSLR, le vote du 5 novembre dernier en faveur de l'équipe menée par Tom Arnold à Grenville-sur-la-Rouge a clairement démontré la non-acceptabilité sociale du projet de mine à ciel ouvert de la cie Canada Carbon à GSLR.


Tous les candidats de l'équipe Arnold y compris le maire se sont prononcés contre le projet proposé et ont été élus haut la main avec des majorités historiques.

Pour plusieurs raisons qu'il n'est pas inutile de rappeler ici ce soir, ce projet ne doit pas voir le jour chez nous:


- Tout d'abord, mentionnons les risques de pollution. Dans un autre dossier important, celui de l'oléoduc Énergie-Est décrié par un grand nombre d'intervenants au Québec, la MRC d'Argenteuil a, dans un communiqué en date du 5 octobre dernier, manifesté sa satisfaction de voir le projet abandonné à cause des risques environnementaux trop grands pour, je cite: "les eaux de surface et souterraines, des milieux humides, des sols et des boisés". En effet, l'oléoduc devait passer par notre région avant de poursuivre son chemin vers l'est du pays.

Soulignons que les mêmes risques environnementaux existent également dans le cas du projet de mine à ciel ouvert. En effet, les mêmes inquiétudes existent concernant les "impacts négatifs anticipés liés à la protection des eaux de surface et souterraines", les mêmes "milieux humides", les mêmes "sols et les mêmes boisés". (Étude Blue Metric commandée par Canada Carbon inc., cf.p.12 point 3.6).


Par souci de cohérence, la population comprendrait mal qu'après s'être opposé au projet d'oléoduc, le conseil de la MRC appuie celui de Canada Carbon.

De plus, comment réconcilier un appui à une mine à ciel ouvert et la profession de foi envers le développement durable que l'on retrouve en plusieurs endroits sur le site de la MRC, notamment dans les Faits saillants 2018, à la page 4.


Une mine c'est tout sauf du développement durable. Son exploitation est limitée dans le temps, la destruction environnementale est totale sur le site, les déchets toxiques restent sur place, menacent les écosystèmes et les profits générés vont dans les poches des investisseurs qui sont, dans ce cas-ci, d'en dehors du Québec.

Mentionnons également que le projet de Canada Carbon, s'il est autorisé, menacerait directement le camp Amy Molson, un des plus vieux camp de vacances pour enfants défavorisés au Canada (+ ou - 75 ans), puisqu'il serait situé à environ 1.5 km de ce dernier. En effet, on imagine facilement l'ambiance: des groupes d'enfants pour qui c'est le seul contact avec la nature dans l'année, venus apprécier ces beautés au milieu de bruits de forage, d'explosions, de va-et-vient de camions lourds et le reste...

Combien de temps le camp survivrait-il à tout cela? Un an? Deux? Les paris sont ouverts.


- Sans parler des résidents du lac McGillivray tout près qui subiraient les mêmes bouleversements à l'année et qui verraient la valeur de leur propriété diminuer considérablement. Rappelons qu'il y a près d'une centaine d'habitations autour de ce lac dont certains appartiennent à des familles installées depuis des générations.

De plus, d'autres secteurs de GSLR pourraient être exploités par Canada Carbon, car cette compagnie a grandement augmenté la superficie de ses claims, ce qui nuirait sérieusement aux autres activités économiques durables et génératrices d'emplois que la MRC compte développer: récréotourisme, acériculture, agroforesterie. Comment attirer des gens pour qu'ils s'installent dans la région et qu'ils contribuent à en dynamiser l'économie si tout ce que GSLR a à leur offrir est un paysage de mines à ciel ouvert et de nature polluée?


En conclusion, tout cela montre clairement l'incompatibilité des activités minières avec celles des autres occupants du territoire convoité par Canada Carbon. Nous vous demandons donc de ne pas appuyer ce projet minier auprès de la CPTAQ et de le faire savoir avant l'étape de l'orientation préliminaire à être émise par cet organisme.

Declaration to the MRC-January 17th 2018 (pdf)

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Declaration_a_la_MRC-17_ JANVIER_2018 (pdf)

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GSLR - RESOLUTION

2017-11-311 - RÉSOLUTION - CONSEIL MUNICIPAL DE GSLR (pdf)

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RÉSUMÉ DE LA RENCONTRE / SUMMARY OF THE MEETING (28 OCT 17)

  UNE RÉUNION D’INFORMATION AU SUJET DU PROJET DE LA MINE DE GRAPHITE DE GRENVILLE-SUR-LA-ROUGE  
  Le samedi 28 octobre à 13h30, près de 200 citoyens se sont réunis pour assister à une réunion d’information, la première du genre à GSLR. Elle a été organisée et financée par 2 citoyens engagés envers la municipalité, MM. André Thérien et Normand Éthier, avec la grande collaboration de Jacqueline Richer, Carol Gratton et Jean-Marc Gratton afin de faire de l’évènement un succès. Le panel réunissait M. Steven Lauzier, chargé de projet du promoteur Canada Carbon, M. Ugo Lapointe, de « Coalition pour que le Québec ait meilleure mine », ainsi que Me Anne-Julie Asselin, avocate spécialisée en droit environnemental.


  AN INFORMATION SESSION REGARDING THE GRAPHITE MINE PROJECT IN GRENVILLE-SUR-LA-ROUGE 

Saturday, October 28th, at 1:30pm, close to 200 concerned citizens reunited to attend an information session, the first of its kind in GSLR.  It was organized by two citizens committed to this municipality, Mr. Andre Thérien and Mr. Normand Ethier, with the support of Jacqueline Richer, Carol Gratton and Jean Marc Gratton, which made this event a success.  The invited speakers were Mr. Steven Lauzier, Project manager for Carbon Canada; Mr. Ugo Lapointe of Mining Watch Canada « Coalition pour que le Québec ait meilleure mine », as well as Maitre Anne-Julie Asselin, Lawyer specializing in environmental law. 

SOS GSLR - RÉSUMÉ - 28 OCT 2017 (pdf)

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SOS GSLR - SUMMARY - 28 OCT 2017 (pdf)

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ÉLUS / ELECTED OFFICALS

Adresses des élus à qui vous pouvez écrire / Addresses of elected officials to whom you can write

...exprimer votre point de vue concernant le projet Mine Miller de Canada Carbon Inc. à Grenville-sur-la-Rouge.

...express your opinion regarding the Miller Project of Canada Carbon Inc. In Grenville-sur-la-Rouge

Ministre du développement durable, de l’Environnement (MDDELCC)

Mme MarieChantal Chassé , Ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

675, boulevard René-Lévesque Est, 30e étage, Québec (Québec) G1R 5V7

ministre@mddelcc.gouv.qc.ca

Ministre de l’énergie et des ressources naturelles (MERN)

M. Jonatan Julien, Ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles

5700, 4e Avenue Ouest, Québec (Québec) G1H 6R1    

 ministre@mern.gouv.qc.ca


Député fédéral d'Argenteuil – La Petite-Nation / Federal Deputy

M. Stéphane Lauzon

204-505, avenue Bethany, Lachute (Québec) J8H 4A6

stephane.lauzon@parl.gc.ca

Préfet de la MRC d’Argenteuil / Argenteuil Regional County Municipality Prefect

M. Scott Pearce

430, rue Grace, Lachute (Québec)
J8H 1M6

mrc@argenteuil.qc.ca 

Député provincial d'Argenteuil / Provincial Deputy

Mme Agnès Grondin

512, rue Principale, Lachute (Québec) J8H 1Y3

Agnes.Grondin.Arge@assnat.qc.ca


À propos de nous / About us

LE COMITÉ DES CITOYENS CONCERNÉS DE LA MUNICIPALITÉ (CCCM) / THE CONCERN CITIZENS COMMITTEE OF THE MUNICIPALITY (CCCM)

Notre base est constituée de plus de 700 personnes fortes et unis, au service des intérêts de notre communauté. / Our team is made up of more than 700 strong and united people, serving the interests of our community.

Protéger les intérêts de notre Municipalité et de ses citoyens. / Protect the interests of our Municipality and its citizens.

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